20 octobre 2004
Surprise ! wééé (bis)
Jase
Le week-end à Montréal.
Jetsgo. La vue de l'avion est magnifique : érables rouges. Arrivée chez P qui nous héberge. P est un ami québécois de Max, que j'ai pu rencontrer avec Teurteul l'année dernière à Paris. Bouteille de Bordeaux pour nous accueillir, et DVD de Michel Gondry. On jase. Petite visite de quartier, poutine façon "galvaude" au Club Sandwich, arrêt au dépanneur du coin pour le coca, puis c'est le drame : un joint qui n'a l'air de rien par sa taille, mais de l'herbe presque pur, cad sans tabac. A la québécoise ? Quoi qu'il en soit, je décolle vite et bien. Petit tour à l'Unity où je suis tellement fracasse que je crois voir Mics en face de moi, puis un serveur en string et un autre en pause (alors que non il est constament en service). Puis détour par le Sky pour la fermeture (musique cool, lumières réussies) avant de faire un gros dodo de décuve. Le lendemain on retrouve Jean et son amie Gaby, une Québécoise très marrante. On jase encore. De tout et de rien. Ca fait plaisir de voir Jean, si loin de Paris qui plus est. Magasinage rue Sainte Catherine, puis balade dans la vieille ville (enfin tout est relatif). Dîner à l'Express. Puis retour à la maison, où l'on fête les 27 ans du coloc de P. House party thématisée "Urgences", déco réussie (bandelettes, rideaux verts, électrocardiogrammes etc). Les gens sont un peu fous, Teurteul a un coup de barre, moi je jase encore avec les autochtones. 4h00, on n'est plus très nombreux. 4h15, encore Teurteul (qui se réveille), le coloc et moi. 4h30, le coloc et moi.... Devinez la suite. Dimanche, début d'aprem, Teurteul et moi allons magasiner encore un peu, puis promenade au Mont Royal malgré le temps de chiotte. Retour appart, on jase. Puis c'est l'heure de partir. Alors on part. Un peu tristounets car ces deux jours ont été tout remplis par la chaleur et l'hospitalité québécoise. Pas de tourisme traditionnel, plus une immersion dans "la vraie vie des amis". Après une semaine de tests, je me suis bien reposé. Arrivée @home après navette avion et navette, il doit être minuit.
18 octobre 2004
Queue québécoise.

Une vacancelle à Montréal.
Week-end ma foi très écoeurant, peu dispendieux, avec pot et put enchaîné, magasinage etc. On va pas jaser trois heures, on est correct, et retour sans congestion.
14 octobre 2004
Alleluïa !
OUEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEE !!!!!!!
TEURTEUL EST ARRIVEEEEEEEEEEEEEEEEEEE !!!
(avec du vin rouge hihi)
12 octobre 2004
Métro.

11 octobre 2004
10 octobre, et pas encore de manteaux..
Passé l'après-midi sur mon devoir de finance. IL MANQUE DES DONNEES CRUCIALES dans leur énoncé, ou plutôt celui-ci n'est pas assez rigoureux. Les interprétations peuvent être multiples selon les quelques différents critères manquants que je suis bien obligé d'inventer. Je descends me fumer une clope vers 21h, je croise une fille qui me sourit toujours dans le hall, elle est avec quelques amis. Apparemment ils cherchent à rameuter du monde dans un appart pour une petite fête organisée. Entre solitaires de thanksgiving. Suis pas du tout motivé, mais aucune excuse, en anglais qui plus est, me vient à la bouche. C'est contraint et forcé que je les suis, me répétant que je ne devrais en avoir rien à faire de ma "bonne image sociale" et leur balancer que je préfère être alone. Moué mais bon, c'était quand-même sympa, j'ai encore appris un jeu de pochetron (assez évolué pour une fois). Puis je me suis laissé entraîné dans une discussion très sexe. Interesting... C'est une fois de plus la consternation quand les filles apprennent que je suis gay. Alors à tous mes potes hétéros qui veulent pécho, venez au Canada : un accent pourrave et c'est dans la poche. Et j'ai croisé cette fille, jamais vue auparavant, qui est plus âgée que moi (sisi !) et qui vient d'Ecosse. Tous ces Ecossais que je croise me donnent de plus en plus envie de venir les visiter. On a beaucoup discuté et cela m'a mis de bonne humeur. Ah et puis cette conne prépubère qui est venue nous interrompre : "ohh exchange students !! incredible !! blabla" et s'adressant à l'Ecossaise : "oh your english is pretty good !!" J'étais mort de rires. "obviously.. it's my native language". Et s'enfonçant encore plus, elle nous demande si on rentre chez nous pour Thanksgiving.. Mais bien-sûr :) On se téléporte gratos de nos jours ! Elle s'est définitivement vexée quand on s'est mis à imiter l'accent canadien. Ralala il nous en faut peu pour être heureux. Demain je revois maman qui débarque sur Toron'o. Kwel.
10 octobre 2004
Humeur insousciante.
Ne pas se réveiller pour prendre le bus avec les autres. Attendre une semaine supplémentaire pour revoir Montréal. Dire "see you" aux résidents qui s'en vont pour ce week-end de thanksgiving. Rester seul à mon étage. Prendre de l'avance sur ses cours pour mieux profiter de ses proches dans les prochains jours. Prendre le temps d'une douche ultra longue. Se couper les ongles, s'épiler, rester sous le jet brûlant. Manger des Petits Ecoliers de Lu. Ecouter les mp3's de Rent. Accepter une invitation à dîner dans la résidence d'à côté avec les quelques Français qui sont également là. Boire du rouge d'Italie. Déguster des frites "maison", s'empiffrer de steak hallal, de pancakes à la glace vanille-caramel et au sirop d'érable. Rencontrer un Canadien et discuter de ses habitudes. Finir la soirée en petit comité avec une bière Molson et de l'Absolut au citron. Se laisser masser, pendant une heure. Parler plus "perso", fumer notre butin de Marlboro à la fenêtre, ne pas regarder l'heure, se dire que c'est quand même le pied... Faire le tour du quartier avant de retrouver sa chambre. Tomber sur des gens des Bermudes. S'arrêter avec eux pour repousser le moment où la lumière s'éteindra, garder des souvenirs et des sourires, respirer à plein poumon sous ce temps incroyable, à cette heure tardive. Partager l'ascenseur avec une drôle de fille, écrire ces quelques lignes en écoutant Safri Duo.
No day but today.
06 octobre 2004
Illustrations.

Toronto

Grand Central Station

Central Park


Ground Zero

South Port

A&F store

Wall Street

Stock Exchange

Nederlander Theater

Broadway Theater

Empire State Building

Downtown

Chrysler Tower sur la droite

I like it.

Ca se voit non ?

Times Square
04 octobre 2004
Mangez des (grosses) pommes.
J'arrive bien deux heures trente en avance. Je fais la queue, je demande des miles sur mon vol Delta, et je prends la file d'attente de l'immigration US qui se situe à l'aéroport Pearson de Toronto... Je n'ai pas de stylo pour remplir mes formulaires, alors je taxe deux américaines qui devinent de suite ma nationalité (tout le monde reconnaît l'accent français de toute façon). plus d'une heure après, je passe devant l'agent de sécurité. Très grave erreur, j'ai rempli la case "address" avec mon adresse en France, alors qu'on attendait de moi mon adresse à New York City. OK, je reprends un formulaire. NO, je ne refais pas la queue, hors de question. Je chope deux nouveaux formulaires, et rebelotte. Cette fois-ci, je ne trouve qu'un vulgaire crayon papier (OK je l'ai cherché...). Je grille tout le monde, je repasse devant l'agent : pas de paper pen s'il vous plaît. J'essaie sur un autre agent, même réponse. Je file acheter un stylo à bille au duty free. Je rechope des formulaires. Et rerebelotte. Je grille tout le monde, l'agent me dit pas de paper pen. Je reste zen, j'ai mis en boule les bons formulaires au lieu de jeter les mauvais. Alors je "déboule" mes feuilles cartonnées, j'essaie de les lisser, et les donne à l'agent un peu interloqué. Ouf, ça passe. OK, je fixe la caméra. OK, je donne mes empruntes digitales. Sorry, j'ai bougé les doigts, on recommence. Yes, je suis Français, j'étudie au Canada, et je vais voir ma mère suisse aux Etats-Unis... Puis c'est au tour des chaussures, de la ceinture, etc etc... Je cours, l'avion est sensé partir dans 3 minutes. Evidemment, il faut prendre un bus pour monter dans l'avion qui se situe à l'autre bout de l'aéroport. Pleeaaase help me, OK je cours dans le bus qui a déjà fermé ses portes, à la descente un agent Delta a l'air de m'attendre, yes je vais à NYC, dépêchez-vous. J'entends mon nom dans les hauts-parleurs du terminal. Je file ma carte d'embarquement, je cours sur le tarmac, je monte l'escalier, les passagers m'attendent. Je me fais tout petit, mais je suis soulagé : c'est partiiiii !!!
Arrivée à JFK une heure plus tard. Pas de bagages, je file direct à la navette, vite rejoint par une américaine qui revient de Turquie, en attente d'un autre vol à la Guardia. On papote beaucoup, et je suis agréablement surpris de la comprendre parfaitement (et de me faire comprendre sans difficultés). Ce détail non sans importance se renouvelera avec tous mes autres contacts ici : alors, accent US plus audible ou accent canadien pourrave ? Le bus nous dépose à Grand Central Station. Soit. J'en profite pour rentrer dedans, car j'ai quand-même une affiche en noir et blanc de la gare au dessus de mon lit parisien. Ca me fait tout drôle, je mouille en pensant que je suis en train de réaliser l'un de mes rêves... Je vais dans le subway à la recherche d'un plan pour retomber sur mes pattes. L'hôtel est au coin "8th avenue - 48th street". J'y suis en un quart d'heure à pieds. En passant par Broadway et Times Square (webcam ici). Je ne réalise toujours pas... Première sensation : je suis bien. On sent l'effervescence des habitants, tout le monde parle, mais je ne perçois pas la jungle urbaine à laquelle je m'attendais. Ca bouge de partout, les voitures klaxonnent, les piétons traversent au rouge (pas comme à Toronto !), mais c'est peut-être ce que j'aime, finalement. Ici, on a l'impression d'être important, d'être un peu au centre du monde. Ces buildings me rassurent et me protègent. Et toutes ces lumières m'écarquillent des yeux d'enfant. Je dépose mes affaires à l'hôtel, puis je file me promener. Sauf que dans le hall, je tombe sur un flyer pour Rent, une comédie musicale déjà vue à Londres. Une des rares qui m'a fait pleurer. Arghhh je retiens l'adresse, 42nd street, je fonce, j'arrive au guichet du théâtre, ouiiii il reste quelques places (chose rarissime à Londres). Il est 7:30, ça commence à 8:00, j'ai trente minutes pour diner. Facilité oblige, je me rends au MacDo du coin, sur Broadway. OK même junk food, mais décor spectaculaire. Tiens, et frites ultra longues. Rent commence un peu en retard, Drew Lachey, une star de MTV apparemment, a repris le rôle principal il n'y a pas si longtemps. Il est boooo je suis amoureux. Je pleure au même endroit que la première fois, mais pas autant que ma voisine. Je suis à NYC je n'en reviens pas. Fatigué et gavé d'émotions, je décide de me balader avant de rentrer et au lieu de sortir en boîte. Je zappe sur les chaînes de TV (je n'ai pas regardé la TV depuis fin juillet ! lol). Je tombe sur The Apprentice, la real TV de Donald Trump pour apprendre à devenir un businessman. Je m'endors dans les sirènes des voitures de police qui résonnent au loin. Je suis dans le film...
Lever de bonne heure, pour commencer par un gros muffin et une longue balade dans Central Park. J'y rentre par Columbus Circle et sa tour Warner. Les joggers sont très nombreux, j'assiste à un cours géant de karaté, je me perds dans des petits sentiers, entouré par les écureuils. Je repense au film Léon. Ma journée se poursuivra à Ground Zero, blessure béante chargée en émotion. Puis rives de Hudson River, South Port (ET LA BOUTIQUE ABERCROMBIIIE et ses vendeurs avec lesquels j'ai pu papoté un peu hehehehe). Wall Street, Canal Street et ses boutiques, je fais chauffer ma Visa (bouuhh). Je passe devant Chinatown et Little Italy, puis je traverse Greenwich Village, avec une pensée pour Sale Bête. Exténué, je reprends le subway et m'arrête 42nd street pour finir à pieds. Me repose à l'hôtel, le téléphone sonne vers 6:30. Maman est en bas avec X, son boyfriend. A peine le temps de se poser, nous voilà partis sur en direction de Times Square, où S (fils de X) et sa femme nous attendent, cinq places pour Bombay Dreams dans les mains. Une autre comédie musicale que j'ai déjà vu à Londres, mais elle fait partie de celles que je peux revoir avec un plaisir immense. Idéal pour maman qui assiste à sa première musical. Un wrap rapide au deli's du coin, et le spectacle commence... Toujours le même effet bluffant avec ces jets d'eau sur scène, ces danses tout droit venues d'Inde, ces torses musclés des danseurs sexys (ouii je suis en manque lol). Gros dodo. Oui maman, tu es à New York. On est à New York. On en parle depuis des années. On l'a fait.
Réveil vers 8:00, départ pour l'Empire State Building dans une ville étrangement calme : on est dimanche matin. Une heure d'attente pour monter au 89ème étage. Je bombarde les tours, mais de photos. Je suis à NYC. En bas de la tour, nous retrouvons S et nous prenons le bac pour Staten Island. Ce qui nous permet de passer devant la Statue de la Liberté, et de voir Manhattan de plus loin. Puis taxi jaune, un saut à l'hôtel, et navette pour JFK : mon week-end magique est fini. La file d'attente est longue, je mets au point un stratagème qui, étrangement va marcher. Je me retrouve en zone duty free au bout de dix minutes seulement... J'utilise mes derniers US$ au Starbucks, puis révision de cours dans l'avion. Arrivée à Toronto. Il fait froid. La navette me dépose Gerrard Street, je prends un Jumbo hot-dog, je pose mon sac et je redécore ma piaule avec les prospectus/plaque d'immatriculation/plans et autres tickets que j'ai rapporté.
Je suis allé à New York. Mais je n'ai qu'un simple aperçu.
(et je retournerai à New York)